Origines du mot et du nom "TASSEL"

Les origines du nom en France

On sait que le nom "tassel" est surtout présent dans deux régions en France : la Haute-Normandie et les Côtes d'Armor, à partir du 12ème siècle.

Il est surtout originaire de la région du Vexin français avant le 12ème siècle.
On localise le nom dès le 13ème siècle du côté de : Dieppe, Cocherel, Rouen, Routot.


Les recherches généalogiques de ma famille, nous font remonter au 16ème siècle, à Bréauté, près de Goderville en Seine-Maritime : Lien Geneanet.


Voir également la page sur la ferme Tassel de BERTHEAUVILLE.


Du côté des Côtes d'Armor, il remonte aussi, jusqu'au 16ème siècle, à PLUZUNET Côtes d'Armor : lien


Le nom est attesté dès le 13ème siècle en Haute-Normandie et dès 1225 du côté de Dieppe à St Aubin exactement, et à la même époque à Cocherel près de Vernon.

On s'aperçoit qu'il est présent quasiment dans toute les régions de Haute-Normandie que ce soit dans l'Eure ou en Seine-Maritime.

D'après les relevés généalogiques de Haute-Normandie on peut tracer une carte détaillée de la présence du nom à partir de l'an 1500 !!



Relevé généalogique du nom TASSEL en l'an 1500

En Seine-Maritime
  • Région Cany-Doudeville : Grainville-la-Teinturière, Oherville, Veules-les-Roses, Normanville, Baudribosc (Berville) et Canville-les-Deux-Eglises.
  • Région Bolbec, le Havre : St-Aubin-de-Crétot, Notre-Dame-du-Bec, St-Antoine-la-Forêt.
  • Région Dieppe : St-Aubin, Gruchet, Dieppe St-Rémy, Dieppe, St-Jacques.
  • Région Rouen: Déville-les-Rouen, Rouen St-Sever.
  • Région Neufchâtel-en-Bray : Beaussault.

Dans l'Eure
  • Dans le Vexin : Gisors, Etrepagny, Touffreville, St-Denis-le-Ferment.
  • Dans le Vièvre : Morainville, Jouveaux.
  • Dans le Roumois : Routot, Bosc-Roger-en-Roumois, Thuit-Signol.
  • Dans le Lieuvin : St-Paul-sur-Risle.

Quelques chiffres :

Relevés sur les registres de l'état civil français de 1891 à 1990.


Le patronyme "Tassel" apparaît dans la liste des 5000 noms les plus portés en France (+dom). Il est classé aux alentours de la 4800ème place, avec une variation en hausse de quarante places tous les vingt ans. La progression du nom sur les 5000 noms est de 10%, ce qui le classe vers la 2600e place, une bonne moyenne !

Sur cent ans, on recense 1697 naissances. Les deux départements où il y a le plus de naissances, sont les Côtes d'Armor avec 392 naissances sur 100 ans et la Seine-Maritime avec 388 naissances, suivent Paris, l'Eure, les Hauts-de-Seine, le Finistère, la Seine-St-Denis...


Les noms de lieu

  • "LE TASSEL" ou Tasel sur la carte de Cassini  à Morainville Jouveaux (anciennement Jouveaux) dans l'Eure.
  • "LA MARE TASSEL" au Thuit-Signol dans l'Eure, appelé autrefois "le fief au Danois", Guillaume de ROYVILLE, dit "Taupin", le vendit en 1391.
  • "LE BUSC TASSEL" à Saumont-La-Poterie, en Seine-Maritime, où l'on retrouve aussi un lieu appelé "LA MARE DU BUE TASSEL".

D'autres noms de lieux s'appellent aussi "TASSEL", ceux-ci ne sont pas habités, le premier à GRESSE (26), et l'autre, "LES TASSELLES" à Eguilles (13), les deux endroits situés dans la partie sud de la France, sont très probablement tirés du latin Taxillus, car l'on retrouve quelques TASSEL dans le sud aussi, et depuis très longtemps.

Exemple, sur ce site de Jacques Lapeyre.


Chose troublante, car c'est dans ces deux régions (Normandie et Bouches-du-Rhône) que la culture du chardon à foulons était la plus forte en France (voir carte des implantations dans la rubrique Cardère).



D'autres sites  font référence au nom, comme la "Tasselière" que l'on retrouve deux fois du côté d'Argentan et la "Tassellerie" au-dessus de Tours, sûrement un rapport avec une fabrique de tissus, et pour finir un petit village à l'ouest de Caen "TESSEL" (TAISSEL).


Pour revenir au nom de village "Tessel" à l'est de Caen, qui autrefois s'appelait "Taissel", c'est à cet endroit que se trouvait un illustre normand : "Wimund de Taissel". Guillaume lui donnera un manoir et des terres, à Colmworth au nord de Londres.


L'origine du mot en Normandie, viendrait-elle du vieux français "TAISSEL" ? Peut-être en rapport avec les seigneurs Tesson ou Taisson.


Localisation du nom Tassel en Haute-Normandie

Le nom Tassel est présent dans les écrits depuis l’an 1185 à Genainville (60), (un Johannes Tassel est cité dans les chartes de l’abbaye de Jumièges), du côté de Cocherel (27) vers 1270, à St-Aubin près de Dieppe en 1224, au Barils : Bourth près de Breteuil dans les mêmes années, à Amblainville (60) en 1270 et Ourscamp (02) 1300, à Grainville dans l’Eure avec un Tassel signalé sur le sencier de St-Ouen dès 1300, et plusieurs Tassel (3) nommés dans le cartulaire de l'abbaye de Beaumont le Roger, du côté de Barc (27) entre 1200 et 1300.


La tâche pour localiser ce nom n’est donc pas facile puisque le territoire part d’Evreux jusqu’à Noyon dans l’Aisne !


Mais y a-t-il un rapport entre toutes ces localités ?

Je vais tâcher d’y répondre.


En recherchant sur les fiefs des Crespin et Tournebu, on retrouve la plupart des Tassel, région Etrepagny, Blangy-le-Château, Tillères, ou encore le Bec-Crespin (St-Martin-du-Bec).


Les fiefs du Bec-Crespins passent en comté de Tancarville le 4 février 1352, en faveur de Jean de Melun et Jeanne Crespin, sa femme. Ses dépendances étaient : les baronnies de Hallebosc (Rouville), en la vicomté de Caudebec; de Monville (Montville) en la vicomté de Rouen; d’Etrepagny en la vicomté de Gisors; de Manéhouville, en la vicomté d’Arques, la demi baronnie d’Auffay (Beaussault, Beaussault fait partie de la seigneurie de Gaillefontaine qui passa en 1477 à Guillaume d’Harcourt comte de Tancarville, donc à la vicomté de Tancarville), et la demi baronnie de Blangy en auge, en la vicomté de Pont-Audemer.


Pour les Tournebu Fief de Marbeuf, Bec-Thomas, Aubevoye...


- Guillaume de Tournebu prit le fief d'Aubevoye dès 1223.


C’est lui probablement qui fonda le château de Tournebu dans la paroisse d’Aubevoie, il se maria avec la fille de Jean d'Aubevoie qui mourut en 1223. Dans cette paroisse, vers 1227, Lambert Cadoc, le mercenaire Gallois était présent.


Autre similitude avec les Tournebu et Cadoc, les seigneurs Tesson ou Taisson. (comme Tessel et Taissel)


Philippine Tesson dame de la roche Tesson se marie avec Thomas de Tournebu. Cadoc en relation avec le frère de Thomas Robert Tesson.

Les seigneurs Tesson ou Taisson, sont peut-être à l'origine du nom avec le seigneur Taissel, qui serait peut-être en famille avec les Taisson.


Beaucoup d'auteurs qui se sont penchés sur le "Roman de Rou", disent que la compagnie Tassel viendrait de Raoul Tesson, explication :


(source wikipedia : Famille Tesson)



Raoul (I) Tesson, seigneur de l'honneur de Thury, de Cingal, de Saint-Vaast-sur-Seulles, etc. Il est connu pour faire partie, dès 1046, de la conjuration de seigneurs normands qui veut destituer le jeune duc Guillaume le Bâtard. Au matin de la bataille de Val-ès-Dunes, le 10 août 1047, comme le raconte le poète jersiais Wace dans le Roman de Rou, Raoul Tesson change de camp. Voyant la force armée du jeune duc, soutenu par le roi de France, il exécute la promesse faite à ses conjurés de frapper Guillaume le premier. Arrivé près de lui à cheval, il s'acquitte de son serment en donnant un coup de gant puis se met avec ses hommes du côté des vainqueurs. Il échappe ainsi au bannissement qu'ont connu les conjurés défaits. Il épouse une certaine Aubrée (Albereda). Il eut d'elle Raoul (II) Tesson, seigneur de Thury. Avant 1055, il fonde l'abbaye de Fontenay.


Les Tesson sont alliés au Haverskerque, vers 1310 ce qui expliquerait la présence de Tassel à Haverskerque vers 1500 et à Estaires.


Revenons aux Tournebu et Crespin, ils se sont alliés à partir de Guy de Tournebu.

Guy de TOURNEBU (fils de Jean IIème, figure dans un acte de 1292). Marié à Jeanne CRESPIN, fille de Messire Jean CRESPIN, Baron de Tury et de Dangu. (la sœur aînée de Jeanne CRESPIN, Blanche CRESPIN, eut une fille qui fut mariée en 1ère noces à Jacques de BOURBON)
Ils eurent deux fils :
- Jean
- Guillaume, qui fut prêtre
et cinq autres filles, dont deux furent religieuses.


Jean, IIIème du nom (marié à Jeanne COMYN de LA LONDE). Il fut fait chevalier en 1313. En 1345, il était Baron de Tournebu et de Bec-Thomas, Seigneur de la Vacherie-sur-Risle, et Gouverneur de Caen. Il avait pris part à la bataille de Mons-en-Ruelle, en 1304, et aux expéditions de Languedoc et de Gascogne, en 1337 et 1339.
Jean eut un fils : Pierre.


Pierre, 1er du nom (marié en premières noces à Béatrix de la ROCHEGUYON, puis en secondes noces à Jeanne de SAINT JEAN, nièce de Duguesclin, dont il n’eut qu’un fils, Jean, qui mourut otage en Angleterre).
Pierre 1er fut surpris et arrêté par le roi Jean à Rouen, avec Geoffroy d’HARCOURT et ses complices en 1356. Remis en liberté, il fut chargé de la défense de Caen et envoyé prisonnier en Angleterre, après la prise de cette ville. En 1359, il donna au Chapitre de Rouen 200 livres de rente à prendre sur les revenus de sa Baronnie. Il mourut en 1393, après avoir vendu la Baronnie de Tournebu, dont le Bec-Thomas faisait alors partie, à Girard de TOURNEBU, sire d’Auvillers son cousin. Pierre 1er du nom avait assisté avec ce dernier et les plus grands seigneurs de la Province aux Etats ¨Provinciaux tenus à Bayeux en 1375.


Développement du nom en région Normandie Ponthieu

Il faut remonter au petit fils de ROLLON, Richard sans Peur, qui eut de nombreuses concubines, dont une qui lui donna un fils GODEFROI DE BRIONNE (CRESPIN). Une autre théorie dit que ce Godefroi serait le fils de Ango CREPIN qui était marié avec Héloise de GUINES (fille de Raoul comte de Guines et Boulogne).

 

Godefroi seigneur de Damville et Bourth (27) se marie avec Gunnora d'Aunou de Centville (Vernon), il auront un fils RICHARD de Bienfaite.

Richard seigneur d'Orbec, Bienfaite, qui épouse Rohèse Giffard de Bolbec.


Richard de Bienfaite (avant 1035 – 1087/1090), dit aussi de Tonbridge ou de Clare ou encore Richard Fitz Gilbert, seigneur de Bienfaite (Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressoniere 14) et d'Orbec, puis lord de Clare et de Tonbridge, fut un important baron anglo-normand, probable compagnon de Guillaume le Conquérant dont il était l'un des conseillers. Il est le primogéniteur de l'importante famille baronniale anglaise, galloise et irlandaise de Clare.


(source wikipedia)



Ils auront une fille Roharde de Clare ou Raide de bulle de Clare (La famille tire son nom d'une ville qui servait de siège au grand honneur qu'avait reçu en récompense Richard de Bienfaite, fils de Gilbert de Brionne, et fondateur de cette famille, à Clare dans le Suffolk, après la conquête de l'Angleterre).


Elle épousera Hugues de DAMMARTIN. Ils auront un fils HUGUES 2 de DAMMARTIN, qui épousera Rothuide, il auront un fils Albéric 1er marié à Clémence fille de Renaud 1er comte de bar et épousera en 2ème noce Amicie de Leicester fille de Robert 3 de Beaumont comte de Leicester.


Avant de poursuivre cette généalogie, je m'arrête sur Amicie de Leicester.
C'est un personnage très important pour notre nom , puisque les Leicester sont une branche des seigneurs de Meulan/Beaumont/Harcourt.
Amicie épousa avant Albéric de Dammartin, le Célèbre Simon de Montfort. Ils auront six enfants: Amaury, Guy, Symon, Robert, Philippes et Pétronille.
Cette dernière se maria avec Barthélemy de Roye, c'était était un proche de Lambert Cadoc.

Barthélemy de Roye - (source wikipedia)


Barthélemy de Roye était le deuxième fils de Rogues, seigneur de Roye et de Germiny, et d'Adeline de Guise. Il épousa Pétronille de Montfort († 3 février 1216), fille de Simon de Montfort et d'Amicie de Leicester, avec laquelle il eut cinq enfants. En 1205 il marie sa fille Alix (Alice) à Jean fils du comte de Breteuil-Leicester. Il donna aux jeunes époux une dot d'environ 90 Livres tournois constituée des propriétés d'Almenêches et Bernay avec leurs dépendances. Lambert Cadoc, seigneur de Gaillon et Robert de Courtenay se portèrent garants de cet acte.


Continuons maintenant la généalogie, nous en étions à Alberic de Dammartin second mari de Amicie de Leicester.

Ils auront un fils Albéric III comte de Dammartin qui épousera Mahaut, ils auront 5 enfants.


(source wikipedia)


Alberic III de Dammartin, comte de Dammartin, sire de Lillebonne, né à Dammartin-en-Goële vers 1135 et mort le 19 septembre 1200 à Londres, en Angleterre (enterré à l'Abbaye de Jumièges), est le fils de Albéric de Dammartin, comte de Dammartin. Il épouse vers 1164 Mahaud ou Mathilde ou encore Mathilda de Clermont-en-Beauvaisis de Ponthieu, née à Ponthieu, en Picardie, en 1138, morte après octobre 1200, fille du Comte Renaud II de Clermont-en-Beauvaisis, et de Clémence de Bar.

La première mention d’Aubri en tant que comte de Dammartin est une charte de 1162 par laquelle il confirme tous les biens tenus par l’abbaye de Chaâlis sur le comté de Dammartin le jour où l’investiture du comté lui a été donnée par le roi Louis VI de France : " Albericus camerarius et filius ejus comes de Dammartin… de manu Ludovici regis Francorum investituram consulatus Domnimartini idem Albericus suscepit ". Cette abbaye avait déjà fait l’objet de donations de la part de Renaud de Clermont qui se présentait en comte de Dammartin en 1138. D’après la charte de 1162, Aubri a reçu l’investiture du comté des mains du roi. En effet, même si Renaud faisait office de comte de Dammartin, en tant que mari de Clémence, le roi avait conservé le château comme l’indique une charte de 1176. Appartenant au lignage des Dammartin, Aubri pouvait prétendre à ce comté. A la mort du comte Renaud de Clermont, le roi le lui confie. Certainement pour dédommager Clémence des droits qu’elle possédait sur le comté, il marie Aubri, le nouveau comte de Dammartin avec Mathilde, fille de Renaud de Clermont et de Clémence.

Aubri II de Dammartin semble faire partie des fidèles du roi. En 1180/1181, il est envoyé par le roi Philippe Auguste de France à la tête d’une délégation auprès du roi d’Angleterre. Il participe, au côté du roi, aux opérations contre le comte Philippe de Flandre, durant lesquelles sont pris le château de Dammartin et fait prisonnier le comte Aubri : « 1182, Principes autem ejus (comitis Flandriae), ut leonem catuli, circuibant regionem regis, audactes euntes per arte Silvanectum, depopulando usque in villam quae dicitur Lovres non multum distans a civitate Parisiensi, ceperuntque Albericum comitem de Danmartin super lectum suum, et captus ad comitem Flandriae adduxerunt ». En 1186, le roi de France fait la paix avec le comte de Flandre et commence à s’opposer au roi Henri II d'Angleterre. Il semble alors que les Dammartin, père et fils, passent au service de ce dernier, puisqu’ils réapparaissent dans les comtes de l’échiquier anglais pour le Norfolk et le Suffolk.

Il est difficile de comprendre l’attitude des Dammartin : veulent-ils agrandir leurs possessions en Angleterre ? Aubri a-t-il mal digéré sa captivité chez le comte de Flandre et veut se venger du roi de France ou se met-il au service du plus puissant selon lui ? Il est difficile de répondre à ces questions. Dans tous les cas, ce choix a pour conséquence leur perte et surtout voit le destin le plus tragique de la famille des Dammartin : Renaud, connu pour être le traître de Bouvines.

Aubry III eut pour enfants :

  • Renaud († 1227), qui suit
  • Raoul, cité en 1199 et en 1206.
  • Simon († 1239), auteur d'une troisième branche, qui tint le comté de Ponthieu
  • Aélis de Dammartin, mariée à Jean Ier, châtelain de Trie
  • Agnès de Dammartin, mariée à Guillaume de Fiennes
  • Clémence de Dammartin, mariée à Jacques de Saint-Omer


Renaud de Dammartin - (source wikipedia)


Renaud de Dammartin, né vers 1165, mort en 1227, fut comte de Boulogne de 1190 à 1227, comte de Dammartin de 1200 à 1214, comte d'Aumale de 1204 à 1214 et grand féodal. Il était fils d'Albéric III de Dammartin, comte de Dammartin, et de Mathilde de Clermont.

Elevé à la Cour de France, Renaud de Dammartin devient l'ami d'enfance de Philippe II Auguste, roi de France, il combat néanmoins, sur l'ordre de son père, sous la bannière des Plantagenêts. Il est pardonné, car il n'a fait que suivre les ordres paternels et épouse une cousine du roi, Marie de Châtillon, fille de Guy II de Châtillon, seigneur de Châtillon, et d'Alix de Drex.

Sur le conseil du Roi Philippe Auguste de France, qui souhaite détacher le Boulonnais de l'influence flamande, il répudie son épouse pour enlever et épouser de force Ide de Lorraine († 1216), comtesse de Boulogne, veuve du duc Bertold IV de Zähringen et fille de Mathieu d'Alsace et de Marie de Blois, comte et comtesse de Boulogne. Ce faisant, il place le comté de Boulogne, qui dépendait jusque-là du comté de Flandre, sous la vassalité directe du royaume de France. Ce mariage le rend puissant et suscite des jalousies, notamment dans la famille de Dreux, parent de Marie de Châtillon, et la famille de Guînes, le comte de Guînes étant fiancé d'Ide.

En 1203, Renaud et son épouse octroie une charte à la ville de Boulogne-sur-Mer, donnant des privilèges aux marchands de la ville. Ceux-ci ont en fait probablement acheté leur liberté moyennant finance à Renaud, toujours à court d'argent. En 1204, Philippe Auguste lui donne le comté d'Aumale, mais Renaud prend à nouveau ses distances.

En 1211, il refuse de comparaître devant le roi de France à la suite d’un différend qui l’opposait à l'évêque de Beauvais Philippe de Dreux, puis négocie avec Jean sans Terre, le rejoint en 1212 et lui rend hommage.

Avec l'Empereur Othon IV de Brunswick et le Ferrand de Flandre, il attaque le royaume de France en 1214, et la bataille entre les deux armées eut lieu à Bouvines. Vaincu, il est l'un des derniers à se rendre et refuse de se soumettre au roi. Le Roi Philippe-Auguste de France lui confisque ses terres, pour les donner son fils Philippe Hurepel et marie celui-ci avec la fille de Renaud Mathilde de Dammartin, et Renaud restera emprisonné dans la forteresse de Péronne jusqu'à sa mort en 1227.


Il n'a pas eu d'enfants de Marie de Châtillon. D' Ide de Lorraine, il eut une fille : Mathilde de Dammartin (1202 † 1259), comtesse de Boulogne, d'Aumale et de Dammartin, fille des précédents, mariée à :



Voilà pour les seigneurs de DAMMARTIN, très intéressant car cette famille nous retrace géographiquement le parcours du nom, puisque le premier seigneur cité, est seigneur de la région de Brionne Orbec, et on finit dans la région Beauvais-Amiens, voir de St Omer-Boulogne, où l'on retrouve aussi le nom.


Dans cette région une autre famille est très intéressante c'est la famille DE ROYE.

Cette famille colle parfaitement avec mes recherches, puisqu'elle s'allie avec la famille MONTFORT ET CRESPIN dès 1200. (voir Barthélemy de Roye).


Exemple : un Robert TASSEL présent en 1257 dans la forêt d'aliermont(76) fief des Dammartin !


Développement du nom secteur Bec Thomas/Jouveaux vers 1400

Les seigneurs de Barville sont le coeur de ma thèse:

Branche de Barville, établie dans l'élection de Lisieux


(source : books.google.fr "Recueil de généalogie..")


Jean DE BARVILLE, Ecuyer, Seigneur de Barville, épousa Jeanne le Gris, fille du Baron de Montreuil; il est mentionné dans un acte du 8 Mars 1492 , avec Jeanne le Gris, son épouse, qui vivoit lors du mariage de sa, séconde fille, en 1482 ou 1483, avec le Baron du Bec-Thomas. Ils eurent de leur mariage : — 1. CONSTANTIN DE BARVILLE, marié à Jacqueline Martel, morte sans postérité, fille de Jean Martel, & de Renée de Mallet-de-Graville. La succession, de Constantin De Barville, fut partagée, en 1352, entre ses sœurs qui font; — 1. GlLLETTE DE BARVILLE, mariée à Richard de Livet, qui eut en partage les terres, fiefs & seigneuries de Barville, la Vavasaurie d'Esperaudes, comme aînée dans la succession , & cette terre de Barville est toujours dans la famille de Livet, dont les possesseurs portent le nom, joint à celui de Livet; — 2. GuiLLEMETTE DE Barville, mariée à Etienne Vipart, Baron de Bec -Thomas en 1483 , dont le fils nommé Hector de Bec- Thomas, eut, à cause de fa mère, les terres & seigneuries d'Yvetot, & de plus mille livres tournois de dot, comme deuxième fille héritière de Constantin son frère; — 3. JACQUELINE DE Barville, mariée à Gabriele de Pornmereuil, laquelle eut en partage les terres & seigneuries de Bourg - Nainville, la Concinniere, la Tillaye, le fief de Vaucou & une partie de la seigneurie d'Yvetot; — 4. & CHARLOTTE DE BARVILLE, mariée à Guillaume le Breton, Seigneur de la Couture , dont les enfants eurent le fief, terre & seigneurie d'Asnières & partie du fief de Clipin dans sa paroisse de ??? avec des rentes sur le petit Cormilly.


Plusieurs autres fiefs nommés Barville: sur la commune de Bréauté(76) et Sainneville(76) appartenant à la comtesse de Boulogne. Sur la commune d'Hautot Saint Sulpice.

Le fief Barville à Bréauté appartenait après la comtesse de Boulogne à la famille de Hellande. La famille de Hellande nous intéresse pour le développement du nom du côté de Beaussault, puisque qu'un Hellande se maria en 1363 avec Jeanne de Montmorency-Beaussault.

Et pour finir avec les Barville qui semble être la famille avec laquelle le nom s'est installé du côté du Thuit-Signol, Bréauté, Cany-Barville, Beausseault et la région d'Yvetot, a encore un point commun avec notre nom puisque nombre de Barville ont été garde à la porte du roi, un Alexandre de Barville archer du roi en 1497, Thomas Barville en 1515, Jean de Barville en 1505.


Blason des Barville de nocé.



Pour renforcer ma thèse, il faut savoir que la Potherie Mathieu (27) une commune juste à côté, appartenait à la famille Martel, qui serait le départ vers le pays de Caux, vers les fiefs Martel de Bacqueville, et qui passa ensuite dans la seigneurie des LIVET-BARVILLE.

La famille Martel est en étroit lien avec l’abbaye de Préaux (27), (Françoise martel abbesse de Préaux), et Houquetot (76) appartient pendant un temps à l’abbaye.

Jeanne de Houdetot femme de jean Martel, fils de guillaume Martel (capitaine des Andelys), les Martel sont liés avec les Houdetots qui sont dans le secteur de Yvetot-Cany, sont à l'origine du développement du nom dans le pays de Caux.

Pour la région dont je suis originaire c'est à dire région Bréauté/Notre Dame du Bec, (un Tassel signalé depuis l'an 1550 vers Hermeville et Goderville), le lien se ferait avec les seigneurs d'Angerville/Auvrecher Bailleul, qui sont aussi seigneurs de Grainville (76) et Plasne (27), ce qui ferait le lien avec la région de Jouveaux.

Le premier seigneur d'Auvrecher fut sénéchal de Normandie sous Philippe Auguste en 1205. En 1363, Robert d'Auvrecher épouse Jeanne de Préaux, ils eurent une fille Jacqueline qui épousa Guillaume Crespin, qui, à cause d'elle s'intitula maréchal de Normandie. Robert eut aussi un fils Jean qui épousa 1390 Marie de Bréauté fille de Roger 4 du nom et de Marguerite d'Estoutteville.


Carte de la région d'origine du nom TASSEL



HOUDETOT

En NORMANDIE, PICARDIE Et ARTOIS

Chevaliers Bannerets, Marquis de Houdetot, Barons de Cany-Caniel (b), Comtes de Houdetot fans ordre de primogéniture ; anciens Seigneurs de Houdetot en Caux, Veauville-fur-les-Baons, Herville, Veauville FE/Chelle, Auffay-la-Malet, Calletot, Efmondeville, Porquet, Bofchimont, Gravilie, Limanville, le Hejlray, Blaqueville, Veauville-ès-Gerponville, Quenonville, Enombufc, Alvimbufc, Bihorel, Bolleville, Fultot, Epinneville, Sotteville-fur-la-mer, Erquemare, SaintVaajl, Dieppedale, Ponteriau-fur-Oife, Bois-Gribout, Canonville, Malleville, Onveville, Veauville l'Efcabot, Pont de l'Arche, Foucart, Barville, Robertot, Saint-Aubin, Grofmenil, Colomby, Roumare, Montfermeil, La Londe, Fontainele-Chaftel, Grimbouville, Heclot, Saint-Laurent de Brève-dent, Saint-Pierre, la Mailleraye, Carretot, La Brière, Carrelet, &c.

Robert sire de Houdetot commença à servir en Flandres sous le maréchal de trie en 1318, il a longtemps servi sous le comte d’Eu. En 1342 il est sénéchal d’agenais. Ensuite il est fait prisonnier, et il est aurait été d’octobre 1346 à début 1347 sénéchal de Périgord et Quercy pour le compte du roi d’Angleterre. Le 3 avril 1347, Jean de Marigny, évêque de Beauvais et le comte d’armagnac obtiennent pour lui de Philipe 6 un don de 3000 l.t pour l’aider à payer sa rançon. Il se trouva au siège d’Honfleur, notamment avec le seigneur d’Aumont de Rouville originaire de Flandre et basé près de Gisors, en 1356 le roi fait assiéger Pont Audemer par Robert grand maitre arbalétriers (nommé en mai 1350) qui fut forcé de lever le siège à la venue du duc de Lancastre (photo sur page principal du site), descendu au mois de juin à la tête d’une armée anglaise, qui ravagea le territoire Lexovien, au mois d’aout et septembre 1357 avec 13 chevaliers,10 écuyers et 10 arbalestiers, il servit encore en cette même année dans le canton de Pont Audemer, Orbec (peut-être origine du hameau Tassel du côté de Jouveaux canton d’Orbec à l’époque.), Bec Hellouin et environ et mourut en septembre 1358. Il sera remplacé comme grand maitre arbalétrier par Baudouin de Lens sir d’Annequin qui trouvera la mort à Cocherel (le hasard fera qu’un Adrien Tassel de Beaussault archer à la porte du roi se mariera avec une ancêtre de Baudouin, Sophie Antoinette d’Annaquin le 12 février 1675 a Louvicamp).


les Vipart , Mont-Poignant et Campion

Tout le secteur de Cormeilles, voir la sergenterie de Moyaux a un impact sur le nom, exemple la commune de Barville, qui serait surement à l'origine du nom à Thuit-Signol, de la Mare Tassel. Ce hameau s'appelait le fief aux Danois, il fut racheté par Jacques Poignant vers l'an 1406, seigneur du Bec Thomas, il faut savoir que cette commune appartenait avant aux Tournebu/Vipart.

Jean de TOURNEBU, IVème du nom, Echanson du Roy (Charles V, avant 1450), héritier de Pierre, Seigneur de la Vacherie, près Beaumont, rentra par échange dans la propriété de Tournebu et du Bec-Thomas et en rendit hommage en 1405. En 1406, il vendit à Jacques POIGNANT (père ou frère d’Alix Poignant, sa 1ère femme) la Baronnie du Bec-Thomas qu’il avait obtenu l’autorisation de désunir de celle de Tournebu, pour en former deux Baronnies distinctes. Il siégea à l’Echiquier en 1410, 1424, et 1425, et fut l’un des 119 chevaliers qui défendirent le Mont-Saint-Michel contre les anglais, en 1423. Il fut un des seigneurs donnés en otage pour la rançon de Jean II, Duc d’Alençon.


Vers l'an 1400, une Guillemette Barville épousa un Etienne Vipart du Bec Thomas, ce qui apporta certainement le nom à Thuit-Signol. On peut aussi signaler la présence de deux nom de lieu "Jouveaux "dans le même secteur à Bosgouet et St-Ouen-de-Thouberville (27).

Les seigneurs Vipart sont très intéressant pour le développement du nom dans le secteur Thuit-Signol jusqu'à Jouveaux.

Déjà dans la généalogie Vipart ce qui m'a interpellé en premier c'est le blason très ressemblant à celui des Tassel sieur du Vicquet (Beaussault),  avec un Adrien TASSEL, sieur du Vicquet garde de la porte du roi. Ce sieur du "Vicquet", ou "Viquet" est sûrement originaire de Marolles (14), lieu-dit "le Prè du Viquet",  l'on retrouve aussi à St pierre de Bailleul (27) "les viquets", ces deux endroits sont très intéressant, car ils se trouvent à deux endroits où l'on retrouve le nom le plus fréquemment. Pour finir avec le Vicquet, on en retrouve encore un le vicquetuit, à côté de Grainville la Teinturière sur la commune de Bosville (76) TASSEL présent depuis 1450.
"TASSEL, sieur de Viquet, garde de la porte du Roy D'argent, à deux tours de gueules en chef, et un lion de sable en pointe". "le viquet en Normandie désigne une petite porte amovible, en particulier la porte antérieure d'un grand tonneau par laquelle un enfant peut se glisser pour nettoyer l'intérieur. Employé en Manche, Calvados. Forme dialectale du Français guichet issu du scandinave vik "entrée". Donc surement en relation avec la bonde voir l'origine wallonne".



Chez les Vipart il y a une Marguerite Vipart ép.~1515 Jehan Bothyn (alias Boutin) écuyer, seigneur de Vicquetot (ou Victot, 14), à mon avis en rapport avec le sieur du Vicquet.
En 1386 Robert Tassel cède à Robert Rioult le fief "St-Vulfranc" à St Paul sur Risle (la fille de Robert Rioult marié à un Vipart).
A st Paul sur Risle il y avait aussi un fief appelé "LILLEBEC", tenue par Etienne Vipart vers 1520 baron du Bec Thomas. Sur ce fief les Vipart et les Malhortie étaient seigneurs.
Les Vipart nous intéressent depuis le mariage de Guillaume Vipart et Isabelle de Pitres (seigneur de Rouville) vers 1400, qui avec ce mariage amena les Tassel sur les territoires que possédaient les Vipart. Les Rouville sont issus des seigneurs de Dammartin.
Un des enfants de Guillaume Vipart, Jean seigneur du Val épouse Robine de Béthencourt (à mon avis en famille avec les Bracquemont).
Ce Jean Vipart, avait une fille Marie qui se maria avec Thomas Poignant en 1452 qui était seigneur du Bec Thomas. Les Vipart ont pris possession du Bec Thomas par la suite ainsi que les domaines de la famille Poignant.
La Famille Poignant ou Montpoignant, avait un fief à St-Aubin-de-Scellon "ABBEVILLE", (peut-être aussi un rapport avec le fief de St-Wulfranc, St-Wulfranc à Abbeville), ce fief appartenant à l'origine au Tournebu, comme le bec Thomas, passé à la famille Montpoignant, puis au père de robine de Béthancourt Guillaume auquel le roi d'Angleterre laissa tous les héritages qu'il avait dans la vicomté de Pont Audemer.
Les seigneurs de Montpoignant s'appelaient Poignant, Campion ou De Pierre .
j'ai relevé dans le livre "rôle des taxes de l'arrière ban du baillage d'Evreux", p83, "les enffans et héritiers de deffunct pierre Pierres, seigneurs de Montpoignant"
Les De Pierre habitaient Jouveaux au 16ème siècle, donc un fief à Jouveaux s'appelant Mont Poignant (peut-être l'ancien nom du fief Tassel).
Le château de Montpoignant était situé à St-Ouen-de-Poncheuil. St-Ouen-de-Poncheuil, est situé entre le Bec Thomas, le Thuit--Signol (mare Tassel), Crestot, et St Amant des Hautes Terres. Toutes ces terres appartenaient à la base aux TOURNEBU.
Le fief de Montpoignant se trouve à Léry, à côté de l'abbaye de Bonport où sont enterrés les seigneurs de Villaines (voir ci-dessous), et Rouville.

Chevalier - Jean de la Lande seigneur de Montpoignant - XIIIème Siècle

Chevalier - Jean de la Lande seigneur de Montpoignant - XIIIème Siècle


Le village de Crestot est aussi très intéressant. Il y a un fief qui nous intéresse surtout à Crestot c'est le Fief de Limare.
Pour le fief de Limare, je reviens à la compagnie Tassel, puisque le célèbre Cadoc fit en 1227 don de tous ses biens au roi.

Ensuite il y a le famille de Gruchet ou Grouchet qui sont présent vers 1519 (lieu de Gruchet voir Cardère), et les Gruchet passèrent le domaine aux Campion, seigneur de Montpoignant vers 1600.
Et pour finir avec Crestot , on trouve dans L'église actuellement un Tableau des célèbre Peintres TASSEL, de Langres !U
Un autre Crétot (76), à côté de Goderville (présence de Tassel de 1600), et un Cristot(14), à côté du village de TESSEL.




Reine Mathilde tenant son "TASSEL"



Analyse des données

les Dammartin sont la base de l'implantation des Tassel surtout en Normandie.
Le nom est originaire du Vexin français, Amblainville, Magny-en-Vexin.
Il a surtout transité grâce à la famille Vipart et Tournebu les premiers originaires de la région parisienne et d'origine galloise (CANUT VIPART) qui l'a fait développer dans le secteur du Thuit-Signol jusqu'à Jouveaux (Nicolas Vipart marié avec Anne Rioult soeur de Robert compagnon de Duguesclin en Espagne).


Blason Vipart, Vipart de La Vipardière

Blason de la famille Vipart, Vipart de La Vipardière


Pour la région du pays de Caux, je pense qu'une autre famille a été surtout la cause de son développement plus tardif, c'est les seigneurs de Villaines originaires aussi du Vexin normand, Villaines-sous-Bois(95).

(Source wikipedia)


Pierre de Villaines dit « le Bègue de Villaines» Pedro el Vesque de Vilaines en espagnol (né dans la Beauce - mort entre 1401 et 1413), prince d'Yvetot, comte de Ribedieux (Ribadeo) (1369), de Tourny, seigneur de Malicorne, de Vive Dieu, de Lanville, Villaines, de Verneuil et de Villiers-Cul-de-Sac. Il fut sous le règne de Charles VI un Grand écuyer de France (v.1382).

Le Bègue de Villaines est connu pour être un banneret dans les Grandes Compagnies, compagnon de Bertrand Du Guesclin, général des armées en France et en Espagne et général des armées des rois de Castille et Léon (compagnie Tassel).


Ce Pierre de Villaines explique bien des choses pour notre nom : déjà il a été banneret dans les grandes compagnies au côté de Du Guesclin, donc peut-être un rapport avec l'expression la "compagnie Tassel", et je vous rappelle qu'un Pierre Tassel, était en relation avec Robert Rioult compagnon de Du Guesclin en Espagne.
Il y a aussi le rapport avec Charles VI, la période où l'on trouve le plus de Tassel dans les archives, un Pierre Tassel présent dans l'incident de la forêt du mans (monstre du 28 juillet 1392), et un autre présent à Bonneville sur Touques à la même période (Jehan Tassel, maître des oeuvres de maçonnerie au château de Touques en 1393).
Il est présent aussi dès 1401 comme prince d'Yvetot.
Le blason des Villaines : d'argent à trois lions, armés et lampassées de gueules, quasiment le même que les Tassel de Beausseault.

D'autres similitudes:


Le parcours de la famille, pour cela on peut prendre un exemple de la ville de Villiers-cul-de-sac (78), qui retrace le parcours des seigneurs de cette famille, et là tout colle : seigneur de Rouville, Grainville-la-Teinturière, Amblainville, Pontchartrain (voir Tassel emprisonné à la bastille). Marié à Isabeau le Bouteiller de Senlis (seigneur de Bréauté, Hacqueville, Crestot, Menneval, Pont-St-Pierre...)



Seigneurs et Dames de Villiers-Cul-de-Sac

voir article Wikipedia.


Les seigneurs de Villaines sont en relation avec les seigneurs de la branche Bracquemont/Rouville/Calletot
La fille de Pierre de Villaines se maria avec un seigneur de Rouville, ce qui fera transiter le nom sur ces territoires. Mais une autre famille issue de la région de la ville de Mortefontaine, non loin de Dammartin en Goele (seigneur de Dammartin), fera l'établissement du nom en Haute-Normandie, ce sont les Calletot.

Cette révélation prouve encore une fois que le nom est bien issu de la région du Vexin français avant le 12ème siècle.

Les Calletot se sont installés vers 1283 à Berneval le grand (76) en Seine-Maritime.

Ils ont des possessions un peu partout en Haute-Normandie, et les lieux correspondent bien aux lieux d'implantation des Tassel entre 1300 et 1500.

St-Laurent-en-Caux (76), Tourville-la-Chapelle (76), Offranville (76), Mainneville (27), Hauville (27), Gonfreville-Caillot (76), Bolbec (76), Vicquemare (76).

Le développement du nom sur ces secteurs se fera avec les trois familles Bracquemont, Rouville et Calletot.




Retour Accueil