l'écosse

Ce pays à beaucoup de lien avec notre mot.

Tout d'abord forcement on pense à l'emblème de l'écosse qui est le chardon.

La légende raconte qu'en 1010, les Vikings tentent de conquérir l'Écosse et profitent de la nuit pour attaquer un château. Pour éviter d'être trop bruyants, ils enlèvent leurs chaussures. La garnison est alertée par les cris des Vikings qui tombent sur des chardons. Les Écossais réveillés ne font qu'une bouchée des Vikings, le château et le pays sont sauvés.
Il n'existe aucune preuve historique attestant de la vérité de cette légende mais on peut être sûr que le chardon était l'emblème de l'Ecosse en 1470 puisqu'on l'a retrouvé sur des pièces d'argent émises cette année-là sous Jacques III.

Le mot est présent en écosse dès le 12eme siècle date du roman Tristan et Yseult on retrouve le mot" tasel"(fermoir), issue d'écosse car Tristan est d'origine écossaise (pictes).

Pour le chardon à carder, on retrouve aussi une région (l'ile de skye )qui posséde de la terre à foulon, donc forcement une industrie textile forte.

Mais il y a beaucoup d'autre similitude avec ce pays.

Tout d'abord, j'ai observé la localisation du nom en Normandie, j'ai pu voir que le nom se trouvait souvent à proximité d'un fief appartenant à la famille Bailleul.(Gaillon, Morainville Jouveaux ,Manneville la goupil, qui a notamment un hameau nommé l'écosse)

Alors pourquoi la famille Bailleul A un lien avec l'Ecosse? c'est que cette famille descend d'un roi d'écosse.

La famille Bailleul (devenu Balliol en Angleterre et en Écosse) est une famille appartenant au baronnage anglo-normand originaire de Bailleul près d'Abbeville dans le comté de Ponthieu[1]. La famille, qui conserve de forts liens avec sa seigneurie de Bailleul en Picardie, devient très importante à la fin du XIIIe siècle quand Jean monte sur le trône écossais. La branche principale de la famille s'éteint une génération plus tard en 1363, avec Édouard Balliol lui aussi couronné roi d'Écosse.

Histoire de la famille Bailleul

Le fondateur de la branche implantée outre-Manche est Gui de Bailleul qui s'implante en Angleterre sous le règne de Guillaume le Roux[1]. Il est probablement recruté au service du roi pendant l'une de ses campagnes dans l'est du duché de Normandie en 1191 et 1194[1].

Son neveu, le chevalier Bernard de Bailleul († entre 1154 et 1162), hérite de ses terres dans le Northumberland vers 1130-1133[1]. Il bâtit sa principale forteresse, à Barnard Castle dans le comté de Durham[1]. Peu avant la bataille de l'Étendard en 1138, il est envoyé avec Robert de Bruce pour convaincre David Ier d'Écosse de se retirer dans son royaume, mais il échoue[1]. Il est présent à la bataille de Lincoln aux côtés d'Étienne d'Angleterre, et est capturé[1]. Son fils puîné Gui lui succède probablement brièvement[1].

Son plus jeune fils Bernard (II) († v. 1190), hérite de tout le patrimoine anglais et picard au début des années 1160, et avant 1167[2]. Il est principalement connu pour sa participation à la capture de Guillaume Ier d'Écosse lors de la bataille d'Alnwick en 1174, durant la révolte des fils d'Henri II d'Angleterre[2]. Il épouse Agnès de Picquigny, probablement de la famille des seigneurs de Picquigny dans le comté de Ponthieu[2].

Contrairement à ce qui a été écrit pendant des siècles, il n'a pas de descendant et c'est son cousin Eustache, seigneur d'Hélicourt (près de Bailleul) qui lui succède et qui prend le toponyme Bailleul[2]. Il a quatre fils : Ingram et Henri établissent des branches cadettes en Écosse, respectivement à Inverkeilor et Cavers; Hugues, l'aîné, succède à son père vers 1209[2]. Bernard et Hugues font partie du groupe de barons loyaux à Jean d'Angleterre[2].

Henri († 1246), est le plus jeune fils d'Eustache. Il est le premier de la famille à acquérir des terres en Écosse, par mariage[3]. Il entre au service royal comme chambellan d'Écosse de 1223 à 1230, puis de 1241 à 1246[3]. Occasionnellement il sert d'ambassadeur du roi d'Écosse à la cour anglaise[3]. Il détient des terres centrées sur les villes de Benington (Hertfordshire) et Cavers (Roxburghshire)[3]. Son fils Gui est tué à la bataille d'Evesham en 1265 alors qu'il est le porte-étendard de Simon de Montfort[3].

Alexandre († v. 1310), fils d'Henri, hérite de son frère Gui, la baronnie de Cavers, mais ne peut obtenir son héritage anglais avant 1266, car il soutient les barons rebelles[4]. Par mariage, il acquiert la baronnie de Chilham dans le Kent, et devient un important propriétaire terrien en Angleterre[4]. Comme son père, il est chambellan d'Écosse, et a une certaine importance dans la politique écossaise, étant parmi les douze gardiens désigné pour reprendre le gouvernement des mains de son cousin le roi Jean[4]. Par la suite, il combat aux côtés des Anglais pour le contrôle du royaume écossais[4]. Plus tard, il vend ses possessions en Angleterre et combat le roi Robert de Brus entre 1307 et 1309[4]. Son fils Thomas lui succède en 1310. Il aurait vendu ses possessions de Carvers à William Douglas, 1er comte de Douglas[5].

Jean († 1268), le fils d'Hugues, fait un mariage décisif pour l'histoire de sa famille en épousant, en 1233, Derborgail, troisième fille d'Alan († 1234), lord de Galloway, et de Margaret, elle-même fille de David d'Écosse, comte de Huntingdon[6]. Après avoir fait des héritages de collatéraux de sa femme, il est particulièrement riche et puissant, et surtout dans la ligne de succession pour le trône d'Écosse[6]. Il occupe divers offices de shérif en Angleterre, devient l'un des régents d'Écosse durant la minorité d'Alexandre III[6].

Son fils Jean (v. 1249-1314), monte sur le trône en 1292 sur décision d'Édouard Ier d'Angleterre. S'étant révolté contre le pouvoir anglais et s'étant allié à la France, il est déposé dès 1296. Il est exilé et meurt dans l'obscurité.

Édouard (v. 1282–1364), son fils, se rallie aux Anglais et accède au trône écossais en 1332 grâce à leur appui[7]. Il parvient à prendre le contrôle du sud du royaume, mais son concurrent David II d'Écosse est le favori des barons écossais[7]. Perdant le soutien militaire des Anglais impliqués dans la guerre de Cent Ans, il est plus un gardien de la frontière écossaise qu'un roi[7]. Finalement Édouard III laisse peu à peu mourir la cause de son concurrent, qui de toute façon est totalement rejeté par les Écossais[7]. En 1356, il abdique en donnant ses droits à la couronne écossaise à Édouard III d'Angleterre, et renonce à ses terres à Galloway et en Picardie, contre une rente annuelle à vie de 2000 £. Il meurt sans descendance[7

 

Un autre pont commun avec l'écosse c'est les gardes du roi en France qui sont écossais à l'origine, et l'on retrouve des Tassel dans cette fonction du côté de Beaussault.

la garde écossaise

L'origine de la garde écossaise remonte à l'an 882, quand un contingent de nobles écossais vint en France pour former la garde du roi Charles III. Cependant, la garde écossaise ne fut formellement créée que sous le règne de Charles VII. Des documents attestent de son existence en 1425, mais on peut présumer qu'elle fut fondée à la fin des années 1410, longtemps donc avant la création de la compagnie des Cent-Suisses qui remonte à 1497. En 1450 le roi d'Écosse Jacques II envoya un corps de 24 gentilshommes commandé par Patrick de Spens (un des fils du tuteur de Jacques II et proche parent) pour assurer la sécurité rapprochée du roy de France Charles VII. Ce corps d'hommes d'armes est connu sous le nom d'archers des gardes du corps du roy, sera intégré en 1460 dans ce qui devient la première compagnie des gardes du roy dite "Écossaise" sous les ordres de Guillaume Stewart. A l'intérieur de celle-ci, ces 25 archers gardes du corps gardent d'énormes privilèges : l'un d'entre-eux était qualifié du titre honorifique de "premier homme d'armes de France", les 100 autres étant qualifié du nom d'archers de la garde du roy. Le terme de "garde de la manche" employé pour les 25 archers des gardes du corps du roy illustre le fait qu'ils se tenaient à coté du roy pour le protéger

 

Auld alliance

Et dernier point commun ,la compagnie tassel, qui pourrait bien être des mercenaires écossais, issu du traité de la Auld alliance.

L'Auld Alliance est une alliance entre la France, la Norvège et l'Écosse, aux dépens de l’Angleterre. Elle remonte à 1165 lorsque Guillaume le Lion adressa une ambassade à Louis VII de France bien que la première trace écrite de cette alliance soit le traité signé à Paris le 23 octobre 1295 entre les représentants de Jean Baliol et Philippe le Bel. Le 23 février 1296, le parlement écossais ratifie le traité d’alliance signé avec la France. Ce traité prévoyait que si l’un des États subissait une attaque de l’Angleterre, l’autre État envahirait l’Angleterre, comme le montre l’exemple de la bataille de Flodden Field en 1513.

En 1326, Robert Bruce renouvela l’Alliance par le traité de Corbeil. Aux XIVe et XVe siècles, le traité fut invoqué à six reprises.

Le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg révoqua officiellement l’alliance, après 250 ans. L’Écosse devenue protestante s’alliait désormais avec l’Angleterre, protestante également. Cependant, certains points du traité restaient en application. Entre autres, tous les Écossais furent reconnus comme des citoyens français jusqu’à la révocation de ce point en 1903 par le gouvernement français.

Mise en application du traité

En 1336, au début de la guerre de Cent Ans, le roi de France Philippe de Valois fournit une aide militaire au roi d’Écosse David II en exil en France après avoir été déposé par Édouard III d’Angleterre.

En 1346, l’Écosse envahit l’Angleterre pour défendre les intérêts de la France. L’armée écossaise fut cependant vaincue et David II fait prisonnier à la bataille de Neville’s Cross.

En 1421, lors de la bataille de Baugé, les forces franco-écossaises causèrent une sévère défaite aux Anglais et les Français récompensèrent gracieusement les Écossais. Cette victoire fut de courte durée car en 1424, à la bataille de Verneuil les troupes écossaises furent anéanties. Malgré cette défaite, l’action des Écossais fut un soutien suffisamment efficace qui donna un répit à la France, la préservant ainsi d’une occupation complète par l’Angleterre.

En 1429, des Écossais assistèrent Jeanne d’Arc pour lever le siège d’Orléans. Un corps d’Écossais fut établi pour défendre la personne du roi de France[1]. De nombreux seigneurs Écossais s'intallèrent en France, certains continuèrent de se considérer comme Écossais et d'autres s'intégrèrent comme les Stuarts de Darnley, devenus seigneurs d'Aubigny (petite ville du Nord du Berry) qui restera "écossaise" jusqu'au XVIIIe siècle.

En 1558, cette alliance historique fut encore renforcée par le mariage du Dauphin François (futur François II) avec Marie Stuart. À cette occasion, le roi de France Henri II établit une lettre de grande naturalisation automatique entre Français et Écossais.

Au XVIIIe siècle, après l'Acte d'union (1707) des royaumes d'Angleterre et d'Écosse, certains Jacobites, partisans des Stuarts défaits à la bataille de Culloden (1746), trouvent refuge en France au nom de l'Auld Alliance, en particulier à Saint-Germain-en-Laye et à Sancerre.

En 1942, le général De Gaulle qualifie l’alliance franco-écossaise de « plus vieille alliance au monde ». Il l'a d'ailleurs appliquée en autorisant des parachutistes français à être réunis à une unité anglaise (les SAS), car elle était dirigée par un Ecossais (David Stirling).

De nos jours, l'Auld Alliance est surtout évoquée lors d’événements folkloriques ou sportifs (Tournoi des six nations en particulier). Aujourd'hui plus connue des Écossais que des Français, elle demeure pour les premiers l'une des marques de leur identité nationale les différenciant profondément des Anglais. En France elle est particulièrement commémorée à Saint-Germain-en-Laye et à Aubigny-sur-Nère où se situe un musée consacré à l'Alliance et se déroulent chaque année des Fêtes franco-écossaises

Ce qui est intéressant avec cette Auld alliance c'est qu'elle commence vers 1165-66, je pense que le roi d'écosse Guillaume 1er envoya vers ces années des troupes de mercenaires en Normandie pour aider les français à reprendre la Normandie au royaume d'Angleterre.

Il a aussi ces deux artistes Ecossais à la cour de bourgogne qui pourrait bien être les fameux peintres Tassel, on nous parle de deux écossais peintres et tailleurs d'images vers 1467-68,(ducs de bourgognes,2eme parie tome2 p335 et 366)