Origines du mot et du nom "TASSEL"

La piste hollandaise



Avez-vous déjà entendu parler de l'île du Texel ?



Charmant non ?


En langue "Françoise" : tessel


Cette petite île paradisiaque au large des Pays Bas, est peut-être aussi à l'origine de nos ancêtres qui sait !

C'est le cas par exemple pour la plupart des "tassel" vivant aux Etats-Unis, ou plutôt les "VAN TASSEL".

A l'origine, ils s'appelaient "VAN TEXEL", ils étaient bien sûr originaire de l'ile, et vivaient à Amsterdam. Ils sont partis tenter leur chance aux U.S.A.

Leur nom a très vite été traduit comme "VAN TASSEL" : lien


Sur l'île on employait un dialecte appelé "le tessel" aujourd'hui disparu. C'est un dialecte issu de la langue parlée de la région du WEST-FRIES


La région du West-Fries.



Cette région est divisée entre la Belgique, Hollande, l'Allemagne et le nord de la France. 

Le dialecte du West-Fries débute à partir du 9ème siècle quand le royaume franc s'éteint.


L'empire des francs.



L'île est placée sur une route maritime très commerçante entre l'Europe du nord et de l'ouest. Elle a été témoin de nombreuses batailles entre les français et les hollandais. Par exemple en 1694 avec un dénommé JEAN BART.



Que ce soit pour les "Van Tassel" des Etats Unis, ou ceux de France. Dans cette région, est née l'industrie du textile et de la laine. Le pays a exporté son savoir-faire en Angleterre, puis en France. De plus on retrouve des "traces" protestantes dans ces deux pays, voir dans ces deux régions qui sont le Gloucestershire et Wiltshire, et la Normandie.


Mais d'abord pour comprendre tout ça un peu d'histoire...

Un peu d'histoire sur la laine

(Voir source).

Extrait :

Le cardinal Ximenès, devenu premier ministre d'Espagne au commencement du sixième siècle, marcha sur les traces heureuses de Dom Pedre, & à son exemple, profita de quelques avantages que les troupes de Ferdinand avoient eu sur les côtes de Barbarie, pour en exporter des brebis & des béliers de la plus belle espèce. Il les établit principalement aux environs de Ségovie, où croît encore la plus précieuse laine du royaume. Venons à l'Angleterre.

Non - seulement la culture des laines y est d'une plus grande ancienneté qu'en Espagne, mais elle y a été portée, encouragée, maintenue & perfectionnée avec une toute autre attention.

Si l'Angleterre doit à la température de son climat & à la nature de son sol l'excellente qualité de ses laines, elle commença à être redevable de leur abondance au partage accidentel de ses terres, fait en 830; partage qui invita naturellement ses habitans à nourrir de grands troupeaux de toutes sortes de bestiaux. Ils n'avoient d'autre moyen que celui - là pour jouir de leur droit de communes, perpétué jusqu'à nos jours, & ce droit fut longtems le seul objet de l'industrie de la nation. Ce grand terrain, destiné au paturage, s'augmenta par l'étendue des parcs que [p. 180] les seigneurs s'étoient reservés pour leur chasse, leurs daims & leurs propres bestiaux.


Les Anglois ne connurent pas d'abord toute I'étendue de la richesse qu'ils possédoient. Ils ne sçavoient dans le onzieme & douxieme siècle que se nourrir de la chair de leurs troupeaux, & se couvrir de la toison de leurs moutons; mais bientôt après ils apprirent le mérite de leurs laines par la demande des Flamands, qui seuls alors avoient des manufactures. Un auteur anglois, M. Daniel Foc, fort instruit des choses de son pays, dit que sous Edouard III. entre 1327 & 1377, c'est - à - dire dans l'espace de 50 ans, l'exportation des laines d'Angleterre monta à plus de dix millions de livres sterling, valeur présente 230 millions tournois.


Dans cet intervalle de 1327 & 1377, Jean Kemp, flamand, porta le premier dans la Grande - Bretagne l'art de travailler les draps fins; & cet art fit des progrès si rapides, par l'affluence des ouvriers des Pays - bas, persécutés dans leur patrie, qu'Edouard IV. étant monté sur le trône en 1461, n'hésita pas de défendre l'entrée des draps étrangers dans son royaume. Richard III. prohiba les apprêts & mauvaises façons qui pouvoient faire tomber le débit des draps anglois, en altérant leur qualité. L'esprit de commerce vint à se développer encore davantage sous Henri VII. & son fils Henri VIII. continua de protéger, de toute sa puissance, les manufactures de son royaume, qui lui doivent infiniment.


C'est lui qui pour procurer à ses sujets les laines précieuses de Castille, dont ils étoient si curieux pour leurs fabriques, obtint de Charles - Quint I'exportation de trois mille bêtes blanches. Ces animaux réussirent parfaitement bien en Angleterre, & s'y multiplierent en peu de tems, par les soins qu'on mit en oeuvre pour élever & conserver cette race précieuse. Il n'est pas inutile de savoir comment on s'y prit.

On établit une commission pour présider à l'entretien & à la propagation de cette espèce. La commission fut composée de personnes intelligentes & d'une exacte probité. La répartition des bêtes nouvellement arrivées de Castille, leur fut assignée; & l'évenement justifia l'attente du souverain, qui avoit mis en eux sa confiance.

D'abord ils envoyerent deux de ces brebis castillanes, avec un bélier de même race, dans chacune des paroisses dont la température & les paturages parurent favorables à ces bêtes. On fit en même tems les plus serieuses défenses de tuer ni de mutiler aucun de ces animaux pendant l'espace de sept années. La garde de ces trois bêtes fut confiée à peu - près comme celle de nos chevaux - étalons, à un gentleman ou au plus notable fermier du lieu, attachant à ce soin des exemptions de subsides, quelque droit honorifique ou utile.

Mais afin de tirer des conjonctures tout l'avantage possible, on fit saillir des béliers espagnols sur des brebis communes. Les agneaux qui provinrent de cet accouplement, tenoient de la force & de la fécondité du pere à un tiers près. Cette pratique ingénieuse, dont on trouve des exemples dans Columelle, fut habilement renouvellée. Elle fit en Angleterre quantité de bâtards espagnols, dont les mâles communiquereut leur fécondité aux brebis communes. C'est par cette raison qu'il y a actuellement dans la Grande - Bretagne trois sortes précieuses de bêtes à laines.

Voilà comme Henri VIII. a contribué à préparer la gloire dont Elisabeth s'est couronnée, en frayant à la nation angloise le chemin qui l'a conduite à la richesse dont elle jouit aujourd'hui. Cette reine considérant l'importance d'assurer à son pays la possession exclusive de ses laines, imposa les peines les plus rigoureuses à l'exportation de tout bélier, brebis ou agneau vivant. Il s'agit dans ses statuts de la confiscation des biens, de la prison d'un an, & de la main coupée pour la premiere contravention; en cas de récidive, le coupable est puni de mort.

Ainsi le tems ouvrit les yeux des Anglois sur toutes les utilités qu'ils pouvoient retirer de leurs toisons. Les Arts produisirent l'industrie: on défricha les terres communes. On se mit à enclorre plusieurs endroits pour en tirer un plus grand profit. On les échauffa &on les engraissa, en tenant dessus des bêtes à laine. Ainsi le paturage fut porté à un point d'amélioration inconnu jusqu'alors; l'espèce même des moutons se perfectionna par l'étude de la nourriture qui leur étoit la plus propre, & par le mélange des races. Enfin la laine devint la toison d'or des habitans de la Grande Bretagne.

Les successeurs d'Elisabeth ont continué de faire des réglemens très détaillés sur la police des manufactures de laines, soit pour en prévenir la dégradation, soit pour en avancer les progrès; mais on dit qu'on ne conserve aujourd'huì ces réglemens que par forme d'instruction, & que les Anglois, qui se regardent comme les plus habiles fabriquans du monde, & les plus soutenus par la seule émulation, laissent beaucoup de liberté à leurs manufactures, sansavoir lieu de s'appercevoir encore que leur commerce en soit diminué.

Le seul point sur lequel ils soient un peu séveres, c'est sur le mélange des laines d'une mauvaise qualité dans la tissure des draps larges. Du reste, le gouvernement, pour encourager les manufactures, a affranchi de droits de sortie les draps & les étoffes de lainage. Tout ce qui est destiné pour l'apprêt des laines, a été déchargé sous la reine Anne d'une partie des impositions qui pouvoient renchérir cette marchandise. En même tems le parlement a défendu l'exportation des instrumens qui servent dans la fabrique des étoffes de lainerie.

Ces détails prouvent combien le gouvernement peut favoriser les fabriques, combien l'industrie peut perfectionner les productions de la nature; mais cette industrie ne peut changer leur essence. Je n'ignore pas que la nature est liberale à ceux qui la cultivent, que c'est aux hommes à l'étudier, à la suivre & à l'embellir; mais ils doivent savoir jusqu'à quel point ils peuvent l'enrichir. On se préserve des traits enflammés du soleil, on prévient la disette, & on remédie aux stérilités des années; on peut même, à force de travaux, détourner le cours & le lit des fleuves. Mais qui fera croître le thim & le romarin sur les côteaux de Laponie, qui ne produisent que de la mousse? Qui peut donner aux eaux des fleuves des qualités médicinales & bien - faisantes qu'elles n'ont pas?

L'Espagne & l'Angleterre jouissent de cet avantage sur les autres contrées du monde, qu'indépendamment des races de leurs brebis, le climat, les paturages & les eaux y sont très - salutaires aux bétes à laine. La température & les alimens font sur les animaux le même effet qu'une bonne terre fait sur un arbre qu'on vient d'arracher d'un mauvais terrein, & de transplanter dans un sol favorable; il prospere à vûe d'oeil, & produit abondamment de bons fruits.

On éprouve en Espagne, & sur - tout en Castille, des chaleurs bien moins considérables qu'en Afrique; le climat y est plus tempéré. Les montagnes de Castille sont tellement disposées, qu'on y jouit d'un air pur & modérement chaud. Les exhalaisons qui montent des vallées, émoussent les rayons du soleil; & l'hiver n'a point de rigueur qui oblige a renfermer les troupeaux pendant les trois mois de sa durée.

Où trouve - t - on des paturages aussi parfaits que ceux de la Castille & de Léon? Les herbes fines & [p. 181] odoriférantes, communiquent au sang de l'animal un suc précieux, qui fait germer sur sa peau une infinité de filets, aussi moëlleux, aussi doux au toucher, qu'ils flatent agréablement la vûe par leur blancheur, quand la malpropreté ne les a pas encore salies. Ce n'est pas exagérer de dire que l'Espagne a des eaux d'une qualité presque unique. On y voit des ruisseaux & des rivieres, dont l'eau opere visiblement la guérison des maladies, auxquelles les moutons sont sujets. Les voyageurs & les Géographes citent entr'autres le Xenil & le Daro, qui tous deux tirent leur source de la Sierra - Nevada, montagne de Grenade. Leurs eaux ont une vertu incisive, qui purifie la laine, & rend la santé aux animaux languissans; c'est pour cela que dans le pays on nomme ces deux fleuves, le bain salutaire des brebis.

L'Angleterre réunit ces mêmes avantages dans un degré tres - éminent. Sa température y est aussi salutaire aux brebis, que l'est celle de l'Espagne; & on y est bien moins sujet qu'en France, aux vicissitudes des saisons. Comme les abris sont fréquens en. Angleterre, & que le froid y est généralement doux, on laisse d'ordinaire les bêtes à laine pâturer nuit & jour dans les plaines; leurs toisons ne contractent aucune saleté, & ne sont point gâtées par la fiente, nil'air épais des étables. Les Espagnols ni les François ne sauroient en plusieurs lieux imiter les Anglois dans cette partie à cause des loups; la race de ces animaux voraces, une fois extirpée de l'Angleterre, ne peut plus y rentrer: ils y étoient le fléau des laboureurs & des bergers, lorsque le roi Edgard, l'an 961, vint à bout de les détruire en trois ans de tems, sans qu'il en soit resté un seul dans les trois royaumes.

Leurs habitans n'ont plus besoin de l'avis de l'auteur des Géorgiques pour la garde de leurs troupeaux.

Nec tibi cura canûm fucrit postrema, sed unà Veoces Spartoe catulos, acremque molossum Pasce sero pingui; nunquam custodibus illis Incursus luporum horrebis.

Les Anglois distinguent autant de sortes de pâturages, qu'ils ont d'espèces de bêtes à lain; chaque classe de moutons a pour ainsi dire son lot & son domaine. Les herbes fines & succulentes que l'on trouve abondamment sur un grand nombre de côteaux & sur les landes, conviennent aux moutons de la premiere espèce. N'allez point les conduire dans les grands pâturages, ou la qualité de la laine changeroit, ou l'animal périroit; c'est ici pour eux le cas de suivre le conseil que donnoit Virgile aux bergers de la Pouille & de Tarente: « Fuyez les paturages trop abondans: Fuge pabuta loeta».

Les Anglois ont encore la bonne habitude d'ensemencer de faux seigle les terres qui ne sont propres à aucune autre production; cette herbe plus délicate que celle des prairies communes, est pour les moutons une nourriture exquise; elle est l'aliment ordinaire de cette seconde espèce, à qui j'ai donné ci - dessus le nom de bâtards espagnols.

L'ancienne race des bêtes à laine s'est perpétuée en Angleterre; leur nourriture demande moins de soin & moins de précaution que celle des autres. Les prés & les bords des rivieres leur fournissent des pâturages excellens; leur laine, quoique plus grossiere, trouve son emploi, & la chair de ces animaux est d'un grand débit parmi le peuple.

C'est en faveur de cette race, & pour ménager le soin des prairies, qu'on introduisit au commencement de ce siècle l'usage de nourrir ce bétail de navets ou turnipes; on les seme à peu - près comme le gros seigle dans les friches, & ces moutons naturel<cb-> lement forts, en mangent jusqu'à la racine, & fertilisent les landes sur lesquelles on les tient.

Les eaux en Angleterre ont assez la même vertu que celles d'Espagne; mars elles y produisent un effet bien plus marqué. Les Anglois jaloux de donner à leurs laines toute la blancheur possible, sont dans la louable coutume de les laver sur pié, c'est - à - dire sur le dos de l'animal. Cette pratique leur vaut un double profit; les laines tondues sont plus aisées à laver, elles deviennent plus éclatantes, & ne souffrent presque point de déchetau lavage. Voyez Laine, apprêt des.

Enfin la grande - Bretagne baignée de la mer detoutes parts, jouit d'un air très - favorable aux brebis, & qui differe à leur avantage, de celui qu'elles éprouvent dans le continent. Les paturages qu'elles mangent, & l'air qui les environne, impregnés des vapeurs salines que les vents y charrient sans cesse, de quelque part qu'ils souffient, font passer aux poumons & au sang des bêtes blanches, un acide qui leur est salutaire; elles trouvent naturellement dans ce climat tout ce que Virgile recommande qu'on leur donne, quand il dit à ses bergers:


Atcui lactis amor, cytisum, lotosque frequentes, Ipse manu, salsasque ferat proesepibus herbas; Hinc & amant fluvios magis, & magis ubera tendunt,

Et salis occultum referunt in lacte saporem. Georg. liv. III. v. 392.


Il est donc vrai que le climat tempéré d'Angleterre, les races de ses brebis, les excellens paturages où l'on les tient toute l'année, les eaux dont on les lave & dont on les abreuve, l'air enfin qu'elles respirent, favorisent exclusivement aux autres peuples la beauté & la quantité de leurs bêtes à laine.

Pour donner en passant une idée de la multitude surprenante & indéterminée qu'on en éleve dans les trois royaumes, M. de Foé assure que les 605, 520 livres que l'on tire par année des moutons de Rumney - mirsh, ne forment que la deux centieme partie de la récolte du royaume. Les moutons de la grande espèce fournissent depuis cinq jusqu'a huit livres de laine par toison; les béliers de ces troupeaux ont été achetes jusqu'à douze guinées. Les laines du sud des marais de Lincoln & de Leicester doivent le cas qu'on en fait à leur longueur, leur finesse, leur douceur & leur brillant: les plus belles laines courtes, sont celles des montagnes de Cotswold en Glocester - Shire.

En un mot, l'Angleterre par plusieurs causes réunies, possede en abondance les laines les plus propres pour la fabrication de toutes sortes d'etoffes, si l'on en excepte seulement les draps superfins, qu'elle ne peut fabriquer sans le secours des toisons d'Espagne. Ses ouvriers savent faire en laine depuis le drap le plus sort ou le plus chaud, jusqu'à l'étoffe la plus mince & la plus légere. Ils en fabriquent à raies & à fleurs, qui peuvent tenir lieu d'étoffes de soie, par leur légereté & la vivacité de leurs couleurs. Ils font aussi des dentelles de laines fort jolies, des rubans, des chemises de flanelle, des fichus & des coëffes de crêpes blancs. Enfinils vendent de leur lainerie à l'étranger. selon les uns, pour deux ou trois millions, & selon d'autres pour cinq millions sterlings.

Mais sans m'arrêter davantage à ces idées accessoires, qui ne nous intéressent qu'indirectement, & sans m'étendre plus au long sur l'objet principal, je crois qu'il résulte avec évidence de la discussion dans laquelle je suis entré au sujet des laines d'Espagne & d'Angleterre, que trois choses concourent à leur procurer des qualités supérieures qu'on ne peut obtenir ailleurs, la race, les paturages & le climat. J'a<pb-> [p. 182] joûte même pour surcroît de preuves, que les moutons de Castille & d'Andalousie, transportés dans les belles plaines de Salisbury, n'y donnent pas des laines aussi précieuses, quas baticus adjuvat aër.

Je conclus donc avec les personnes les plus éclairées de ceroyaume, qu'il est tout - à - fait impossible à la France de se passer des laines étrangeres, & que sans le secours des riches toisons qui lui viennent des îles Britanniques & d'Espagne, les manufactures des Gobelins, d'Abbeville & de Sedan, tomberoient bientôt dans le discrédit, & ne pourroient pas même subsister.

Je suis cependant bien éloigné de penser qu'on ne soit maître en France de perfectionner la qualité, & d'augmenter la quantité des laines qu'on y recueille; mais ce tems heureux n'est pas près de nous, & trop d'obstacles s'opposent à nous flatter de l'espérance de le voir encore arriver. (D. J.)


D'après ce texte, on peut conclure que l'industrie de la laine était très forte en Angleterre, la plus forte et la plus ancienne d'Europe, voir du monde...

Ce qu'il y a d'intéressant aussi, c'est que l'on apprend que ce sont les flamands qui ont, comme en Normandie plus tard, appris aux anglais comment exploiter le mieux possible leur laine, en leur envoyant des ouvriers pour leur montrer comment faire. Car seul les flamands avait à l'époque des manufactures.

Alors ce qui me vient à l'esprit tout de suite, c'est de savoir si par exemple le chardon à foulon, ne viendrait-il pas de hollande ? peut-être de l'île de Texel...

Autre chose intéressante qui fait parfaitement le lien entre ces deux pays, et plus particulièrement entre la région de Taunton, en Angleterre (où je vous rappelle, on faisait pousser le "teasel", chardon pour carder) et la Hollande plus particulièrement l'île de Texel, c'est le roman d'Arthur Conan Dyle "le capitaine Micah Clarke " écrit en 1911 lien. C'est un roman historique, tout comme "La compagnie blanche" du même auteur, qui relate les grandes compagnies du moyen âge (voir compagnie Tassel). Dans ce roman, il y a des éléments très troublant, on nous parle de la région de Taunton, des drapiers, de l'île de Texel, des hollandais... avec la bataille de Monmouth.

Rébellion de Monmouth

Source : Wikipedia


La rébellion de Monmouth de 1685, également connue sous le nom de rébellion de fourche, était une tentative de renverser le roi de l'Angleterre, James II, qui est allé bien au roi quand son frère plus âgé, Charles II, mort le 6 février 1685. James II était inpopulaire parce qu'il était catholique et beaucoup de gens ont été opposées à un roi de « papiste ». James Scott, 1er duc de Monmouth, prétendu être héritier légitime au trône et essayé pour déplacer James II.

La rébellion a fini avec la défaite des forces de Monmouth à la bataille de Sedgemoor le 6 juillet 1685 (souvent, plutôt inexactement, dit d'être la dernière bataille lancée sur le sol anglais). Monmouth a été exécuté pour la trahison le 15 juillet, et plusieurs de ses défenseurs ont été exécutés ou transportés dans les assises sanglantes du juge Jeffreys.


Le duc de Monmouth

Monmouth était un fils illégitime de Charles II. Il y avait eu des rumeurs que Charles avait épousé la mère de Monmouth, Lucy Walter, mais aucune évidence n'était reçue, et Charles a toujours dit qu'il a seulement eu une épouse, Catherine de Braganza.

Monmouth était un protestant. Il avait été nommé Commander-in-Chief de l'armée britannique par son père en 1672 et Capitaine-Général en 1678, appréciant quelques succès dans les Pays Bas dans la troisième guerre Anglo-Hollandaise. La réputation militaire de Monmouth, et son protestantisme, fait lui une figure populaire en Angleterre. Une tentative a été faite en 1681 de passer une loi pour exclure James Stuart, Charles le frère d'II, de la succession et du Monmouth de remplacement, mais Charles a déjoué ses adversaires et a dissous le Parlement pendant le temps final. Après que la parcelle de terrain de Chambre de seigle d'assassiner Charles et James, Monmouth se soit exilée en Hollande, et ait recueilli des défenseurs à la Haye.

À condition que Charles II ait resté allumé le trône, Monmouth était content pour vivre une vie du plaisir en Hollande, tout en espérant toujours accéder pacifiquement au trône. L'accession de James II a mis un terme à ces espoirs. Prince William d'orange, bien qu'aussi un protestant, a été lié à James par des traités et n'adapterait pas à un réclamant rival. Il a suggéré que Monmouth devrait prendre une commission avec l'empereur Leopold dans son combat contre les Turcs. Monmouth, cependant, à recommander de ses exils de camarade, déplacé pour prendre la couronne de l'Angleterre par la force.


de Lyme Regis à Sedgemoor

En mai 1685, voile réglée de Monmouth pour l'Angleterre occidentale du sud, une région fortement protestante, avec trois petits bateaux, quatre pistolets légers de champ et 1500 mousquets. Il a débarqué avec 82 défenseurs, y compris seigneur Grey de Warke, et autour 300 hommes, chez Lyme Regis dans Dorset le 11 juin. Monmouth avait été promis une grande armée et un appui universel par ses défenseurs à la Haye, pensant que sur l'atterrissage il pourrait marcher sans opposition à Londres. Le Roi James a été bientôt averti de l'arrivée de Monmouth : deux dirigeants de douane de Lynne sont arrivés à Londres le 13 juin étant monté environ 200 milles de rapidité de poteau.


Au lieu de marcher sur Londres, il a marché au nord dans Somerset, sélectionnant vers le haut d'un groupe désorganisé environ de 6.000, la plupart du temps du non-conformiste, des artisans et des ouvriers de fermier armés avec des outils de ferme (tels que des fourches) : un défenseur célèbre était jeune Daniel Defoe. Monmouth s'est proclamé roi chez Taunton le 18 juin, et a continué au nord, par l'intermédiaire du maillet de Bridgwater et de Shepton (le 23 juin), espérant capturer la ville de Bristol (qui était à ce moment-là la deuxième plus grande et deuxième ville dans le pays, après Londres). En attendant, les bateaux du Monmouth capturé par marine royale, découpant tout l'espoir d'une évasion de nouveau au continent.

Itinéraire de l'armée de Monmouth

Après que non réussi les tentatives sur Bristol et Bath, y compris des escarmouches peu concluantes avec une force des gardes de la vie commandées par Louis de Duras, le 22eme comte de Feversham (un vieux neveu de Turenne qui avait passé une certaine heure dans le service anglais et plus tard est devenu un chevalier de la jarretière) à Keynsham le 26 juin et à rue Philip de Norton le 27 juin, les forces de Monmouth sont revenues.


Monmouth comptait sur la rébellion en Ecosse, menée par Archibald Campbell, le 9ème comte d'Argyll, affaiblissant l'appui du roi et l'armée. Argyll a débarqué chez Campbeltown le 20 mai et a passé quelques jours élevant une petite armée des défenseurs, mais ne pouvait pas les tenir ensemble tout en marchant par les terres en contre-bas vers Glasgow. Le comte et ses quelques compagnons restants ont été capturés chez Inchinnan le 19 juin et il a été porté à Edimbourg à exécuter le 30 juin. Les rébellions prévues dans Cheshire et East Anglia également n'ont pas matérialisé. Le moral des forces de Monmouth a commencé à s'effondrer après des nouvelles du recul en Ecosse est arrivé tandis que l'armée expédient se reposait dans Frome le 28 juin.


Monmouth a retraité par l'intermédiaire du maillet de Shepton, qui ne l'a plus accueilli, et des puits. Par la suite il a été refoulé aux niveaux de Somerset (où Alfred le grand avait trouvé le refuge dans ses conflits avec Vikings), devenant ourlés dedans chez Bridgwater le 3 juillet. Monmouth a été finalement défait par Feversham (avec John Churchill, un plus défunt duc de Marlborough, sa seconde aux commandes) le 6 juillet à la bataille de Sedgemoor. Monmouth avait risqué une attaque de nuit, mais la surprise a été perdue quand un mousquet a été déchargé. Ses défenseurs non formés ont été rapidement défaits par les professionnels, et des centaines ont été réduites par le canon et le mousquet-feu.


La bataille de Sedgemoor est souvent mentionnée comme la dernière bataille a combattu sur le sol anglais, mais c'est incorrecte : la bataille de Preston en Lancashire a été combattue le 14 novembre 1715, pendant la première rébellion de Jacobite, et la deuxième scie de rébellion de Jacobite qu'un enclenchement mineur chez Clifton amarrent près de Penrith dans Cumbria le 18 décembre 1745.



Le lien avec la hollande se fait aussi en Normandie

Les règlements de Colbert marquent incontestablement le début d’une vigoureuse recomposition de l’industrie drapière. La géographie des centres se modifie sensiblement par rapport à l’époque précédente, Rouen cédant sa place de premier pôle drapier normand et de nouveaux centres assurant la relève.


Dès l’expiration, en 1666, du privilège exclusif de vingt années concédé à la Manufacture de Sedan, des fabricants demandent l’autorisation de créer de semblables établissements : d’abord à Abbeville, sous la direction de Van Robais, puis en Normandie, où la dynamique entrepreneuriale est également protestante. Il s’agit d’organiser la production de draps fins façon de Hollande et d’Angleterre, mais en fait les transferts technologiques semblent provenir exclusivement de Leyde (Hollande à 100km de l'île de Texel !).


A Elbeuf, l’impulsion initiale provient d’un petit noyau de marchands-drapiers protestants établis depuis plusieurs décennies , qui obtiennent en 1667 les statuts et règlements d’une Manufacture royale. Les fabricants catholiques du lieu, après avoir vainement combattu ce projet qui leur impose des normes de production plus contraignantes, s’y rallient progressivement et entrent dans la Manufacture, laquelle compte déjà 30 maîtres en 1684.




Retour Accueil